Des Droits pour TouTEs

De Accueil Migrations

Rédacteur: Ah Bienvenus Clandestins ! ABC’éditions

Tags:

Résumé:

Texte: Pour participer aux débats dans le prolongement de ces journées de réflexion, à partir des 6 points abordés dans le manifeste que j'ai signé :


Point 1 : « Nos villes, nos communes, nos territoires peuvent devenir des villes, des communes et des territoires refuges » => réquisition des logement vides et vacants, affectation des réseaux d'eau et d'électricité

Point 2 : « Carte de citoyenneté à chacun, permettant aux personnes, quel que soit leur statut, de vivre dans nos territoires » => méfiance ! attention à tout moyen de stigmatisation administrative. Il ne faut pas que la carte de citoyenneté évoquée devienne l'instrument de discriminations dans l'octroi des droits. L'important reste avant tout et surtout l'accès aux droits, un accès direct et inconditionnel, sans aucune condition d'origine, de statut, de revenus ou de profession.

Point 3 : « Au-delà de l’hospitalité des villes, la reconnaissance de cette présence temporaire, dite de transit »

Il nous faut ici préciser très explicitement l tous les droits concernés : – le droit au logement, – le droit aux soins et à la santé, à l'alimentation, à l'hygiène, – le droit de circuler, – celui de travailler, – le droit de s'installer, – le droit d'être défendu devant les tribunaux au même titre que toutes les personnes sur le sol national, – le droit à la scolarité, aux études et à la formation, – le droit à la reconnaissance des diplômes étrangers, – le droit d'expression, de communiquer et de se cultiver...



Point 4 : « Le devenir des mineurs non accompagnés et les jeunes majeurs dont la prise en charge est insatisfaisante, notamment par les conseils départementaux et l’État »

Point 5 : « que l’État assume sa mission et assure les moyens pour créer des solutions d’hébergement plus nombreuses et plus qualitatives que celles existantes aujourd’hui. Il faudra, par ailleurs, harmoniser les dispositifs pour éviter que le logement d’urgence ne devienne la règle. Ensemble, nous pourrons, si nous le décidons, éviter à l’avenir toute forme d’encampement ou de constitution de « jungles », grâce à un accueil dans nos villes et territoires digne de notre pays et notre démocratie. Ceci ne sera possible que si l’hébergement inconditionnel redevient la norme intangible. L’accès à un hébergement ne peut être conditionné au droit à être sur le territoire, ou le transfert d’un hébergement à un autre fondé sur la situation administrative de la personne.

Point 6 : « un réseau d’élus et de collectivités désirant se saisir des questions de l’accueil et des urgences liées aux migrations.

« l'amalgame entre immigration et asile » : Ce qui pose gravement problème aujourd'hui ce sont les conditions d'application du droit d'asile et pas son principe. Il nous faut sortir de l'asile politique, lié à la persécution explicite, qui est une approche datée du milieu du 20ème siècle et qui a bien fait son office, pour traiter ce qu'on pourrait appeler "l'asile humanitaire", lié à l'impossibilité de survivre dans le pays de nationalité.